On connaît lhistoire ; bientôt, Roy Scheider, Richard Dreyfuss et Robert Shaw partent à lassaut du thalassoraptor.. Evidemment, depuis 1975, Spielberg a souvent succombé à la guimauve, au tape-à-lœil facile, voire à des détournements honteux de ses propres œuvres limpardonnable Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal et, du coup, paraît souvent un tantinet surestimé. Pourtant, il serait regrettable doublier limmense maîtrise du suspense dont ses premiers films témoignent. Devils Rope. Cette corde du diable à laquelle saccroche le dernier opus de Sophie Bruneau nest autre quun fil barbelé. En le suivant, le récit embarque pour un voyage spatio-temporel, traversant les Etats-Unis, reprenant la route de la conquête de lOuest sur les pas des premiers colons. De la domestication de lespace jusquà ses dérives politiques. Lusage agricole du barbelé devient, au fur et à mesure de lHistoire et du film, un outil de contrôle, demprisonnement et de surveillance à léchelle internationale. Le mouvement est souligné à la fois par les travellings et par la trajectoire des trains. La direction reste la même : Est-Ouest. Elle suit lhorizontalité des clôtures. Le motif ne se ramifie pas en diverses variations. Le fil se déroule, le film se déplie. RencontreDébat avec le réalisateur Université Campus 1 Amphi Pierre Daure de Roman Polanski, avec Mia Farrow, John Cassavetes et Ruth Gordon De Milad Alami, avec Ardalan Esmaili, Soho Rezanejad 1h40. Dans le sillage de The Black Keys, The White Stripes, ou The Jon Spencer Blues Explosion, le duo garage rock américain affirme son identité Et cette fameuse ultra-violence dans tout ça? En version censurée comme non censurée le film est brutal et graphiquement très chargé. Le fait que les censeurs aient exigé la coupe dune séquence de dîner à base de viande humaine à lécran cela donne un mec qui mange un steak bien saignant remplacée dans la version censurée par une scène daccouplement sauvage entre Mink-sik Choi et la copine de son hôte, pourra faire sourire tant les débordements sanglants et malsains sont nombreux dans le reste du métrage, certains gros-plans fixes faisant vraiment très mal et le tueur semblant avoir le viol comme seul raison de vivre. Comme dautres films portant sur le sujet, celui-ci adopte le point de vue dun étranger. Ni Hutu ni Tutsi. Regard extérieur auquel le spectateur étranger au Rwanda arrive, peut-être plus aisément, à se référer. Ce quil y a de différent cette fois, cest que lhomme qui relate les événements y a joué un rôle capital. Il a rencontré les chefs rivaux. Il a été linterlocuteur des Nations Unies. Il a vu Kigali se faire prendre en otage par une horde de meurtriers. Et il sest senti coupable et impuissant. Voilà, à la fois, la force et la faiblesse de cette adaptation du livre publié par Roméo Dallaire. Les enfants des êtres méprisés et rejetés sont en danger à linstant même où ils commencent à remuer dans le ventre de leur mère. Cest pourquoi ils sont sacrés, dune façon dont ne le sont pas les enfants de ceux qui ont été épargnés. Et les enfants savent. Porté par une ambiance malsaine et une photo crasseuse, joue avec le spectateur autant que ses personnages senfoncent, pas à pas, dans les abîmes de la psyché humaine. Le metteur en scène prend son temps et pose les pièces de son puzzle avec une extrême précaution. Puisque lannée sest ouverte et terminée avec deux très beaux films chinois, il est légitime de commencer ce survol par lExtrême-Orient. Rencontres : Fabrice Ballay-Fabrice Ballay, sur le.. Réalisé par le sud-coréen Kim Jee-Woon Deux soeurs ; A bittersweet life, Jai rencontré le diable est un thriller qui rejoint la longue liste des films du même genre estampillés Corée du Sud. Afin dobtenir lexpérience optimale de cinoche.com, veuillez mettre votre navigateur à jour. Séminaire LASLAR : FictionNon fiction Amphi Daure-Université Campus 1 Il ne reste plus au film quà sachever sur une dernière scène absolument magnifique, qui vaut à elle seule la vision de Jai rencontré le Diable, où le film, à limage de son personnage principal crépusculaire et déshumanisé, se décrispe et laisse enfin échapper toute la tristesse quil contenait en germe pendant 2h20 dhorreur. Manière amère de nous dire que le film aurait pu être tout autre, sans doute une grande oeuvre, si la violence du métrage avait pu entrer en résonnance avec la tristesse infinie et inconsolable de Soohyun..
Sympathie pour le Diable : La critique du film-Critique-Le Quotidien du Cinéma .